Ce réflexe insoupçonné du neurologue face au syndrome des jambes sans repos

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Vous voilà prêt(e) à vous installer pour la nuit, les jambes allongées dans un silence bien mérité… Et soudain, c’est l’invasion : sensations de chaud, de froid, fourmillements fourbes et autres picotements viennent troubler votre repos. Bienvenue dans le monde du syndrome des jambes sans repos, une réalité qui gâche les soirées de près de 8,5 % des Français. Mais alors, comment réagir face à ces impatiences que l’on croyait réservées aux enfants impatients à Noël ?

Quand le soir rime avec jambes en folie

Les impatiences dans les jambes, c’est un peu comme ces voisins qui choisissent pile le bon moment pour faire du bricolage… Ça se manifeste lorsque vous êtes allongé(e), paisiblement installé(e) pour dormir. Selon l’Assurance maladie, le syndrome des jambes sans repos surgit principalement au moment du coucher. Outre les démangeaisons, il peut entraîner une avalanche de sensations peu conviviales : alternance de chaud et de froid, picotements et fourmillements traversant les jambes. Bref, tout pour transformer le moment de la détente en véritable épreuve d’endurance.

Le Dr Olivier Sillam, neurologue, précise sur Instagram : les symptômes ne surviennent qu’au repos (notamment quand on espère juste dormir tranquille). Et bonne nouvelle, comme il le souligne : « Ces symptômes vont disparaître, ou du moins être fortement améliorés par la mise en mouvement ». Autrement dit, si l’envie vous prend de guincher dans le couloir en pleine nuit, sachez que ce n’est pas fou, c’est médical !

Le premier réflexe malin : penser au fer !

Face à ces désagréments, on a tous envie d’un miracle. Le premier réflexe, selon le neurologue, c’est une prise de sang pour doser le fer. Le coupable chez nombre de personnes : la fameuse carence martiale (entendez, carence en fer). Il pointe que cette carence aggrave notoirement le syndrome. Pourquoi donc ? Mystère médical, mais l’Assurance maladie rappelle que deux facteurs seraient dans le viseur :

  • Un manque de dopamine dans certaines régions cérébrales et de la moelle épinière ;
  • Un déficit de fer, avec ou sans anémie.

On comprend donc pourquoi le fer occupe une telle place au pays des jambes impatientes.

La bonne nouvelle, c’est qu’une supplémentation en fer peut faire du bien ! Le neurologue indique que cela peut réellement avoir un effet positif sur les symptômes. Mais évidemment, tout n’est pas toujours aussi simple. Quand la recharge en fer ne suffit pas à calmer la tempête, d’autres options existent.

Traiter le syndrome : au-delà du fer, quelles pistes ?

Parce que la vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille même avec du fer retrouvé, d’autres traitements existent pour maîtriser ce syndrome. L’Assurance maladie évoque quelques pistes pour alléger les symptômes :

  • Des modifications de l’hygiène de vie, parce qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien avec des habitudes plus zen ;
  • Des bains chauds — non, ce n’est pas purement pour le plaisir, c’est thérapeutique ;
  • Des massages et étirements, parfaits pour allier soin et relaxation, même si c’est temporaire.

Mais que faire si tout cela ne suffit pas ? Pour les cas les plus rebelles, le neurologue peut prescrire des médicaments. Il s’agit d’agonistes dopaminergiques qui, selon la neurologue Dr Laurène Leclair-Visonneau au Centre du Sommeil du CHU de Nantes, peuvent être proposés — mais attention, ils ne sont pas toujours bien tolérés. D’où l’intérêt, encore, de miser d’abord sur le réflexe du dosage du fer.

Une prise en charge sur mesure… et à suivre de près !

Si le syndrome des jambes sans repos reste entouré de mystère quant à son origine exacte, les spécialistes s’accordent sur un point : il existe de multiples manières d’atténuer ces sensations pénibles. Du simple mouvement en passant par les ajustements hygiéno-diététiques, la supplémentation en fer et les traitements médicamenteux, il s’agit d’apprendre à écouter ses jambes… et à ne jamais négliger un petit bilan sanguin.

En résumé, si la nuit ressemble trop souvent à une parade de chahuts dans vos mollets, il peut valoir le coup de consulter. Un dosage du fer, des astuces pour apaiser et, au besoin, des traitements adaptés pourront vous permettre de reprendre goût au calme du soir. Et qui sait ? Vos jambes finiront peut-être par se reposer aussi bien que vous !

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