Changer votre rapport au sucre : ces 2 astuces redoutables vont tout bouleverser

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Qui n’a jamais succombé à la tentation d’un bon biscuit ou d’un petit soda, juste “pour le plaisir” ? Dans notre quotidien, le sucre s’invite partout… et pas seulement là où on l’attend ! Alors, comment changer radicalement notre rapport au sucre sans sombrer dans la frustration totale ? Bonne nouvelle : deux astuces simples peuvent tout changer, sans renoncer à la gourmandise.

Le sucre, ce locataire envahissant de nos assiettes

Impossible de l’ignorer : du jus de fruit à la tranche de pain de mie, en passant par les sodas et les gâteaux, le sucre fait partie du paysage alimentaire français. Sophie Janvier, diététicienne et nutritionniste, l’affirme sans détour : «Globalement, les Français, comme beaucoup d’Occidentaux, consomment trop de sucre». L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) partage ce constat et fixe la barre à ne pas dépasser : 100 grammes de sucres totaux par jour, et pas plus d’une boisson sucrée quotidienne. Le hic ? D’après l’Anses, 20 à 30 % des Français dépassent joyeusement cette limite.

Avant de sortir la hache pour éradiquer tout produit sucré de vos placards, un rappel s’impose : attention au fameux « tout ou rien ». Les produits sucrés sont aussi synonymes de plaisir, et, comme le rappelle la nutritionniste, « le goût sucré est inné chez les bébés ». L’objectif n’est donc pas de se frustrer, mais d’apprendre à savourer avec modération.

Première astuce : -20 %, la stratégie des petits pas

Pas besoin de tout bouleverser d’un coup ! Sophie Janvier recommande la méthode « solder le sucre à -20 % ». L’idée ? Baisser sa consommation de sucre de 20 %. On laisse de côté les méthodes extrêmes et on adopte une démarche réaliste : réduire un peu, mais régulièrement. «Moi, je suis pour la politique des petits pas, c’est-à-dire ne pas se mettre des objectifs trop ambitieux pour, au moins, essayer de les tenir», explique-t-elle.

  • Dans votre café : au lieu de deux morceaux de sucre, essayez un et demi.
  • Face à un rayon de gâteaux industriels : comparez les étiquettes, chassez le glucose, le fructose, le saccharose… et recherchez des produits un peu moins sucrés (le sucre est parfois rebaptisé sucre inverti, sirop de glucose ou de fructose – l’Anses veille sur vous !).
  • Aux fourneaux : lorsque vous préparez un gâteau, rabotez 20 % du sucre indiqué dans la recette. D’après la nutritionniste, « on ne risque pas de fausser la recette ». Certes, le résultat sera légèrement moins sucré, mais rassurez-vous : «ça tient la route».

Attention, la première semaine peut être un brin rude (« on peut avoir un sentiment de manque », avertit Sophie Janvier). Mais bonne nouvelle, ce petit défi façon « dry January » du sucre permet surtout de mesurer la place qu’il occupe dans votre vie.

Seconde astuce : la vraie pause sucre, pour les téméraires

Envie de tester une rupture plus nette ? La nutritionniste propose de supprimer, pendant trois semaines, tous les aliments contenant des sucres ajoutés. Inutile de s’inquiéter à la vue d’un yaourt nature affichant 4 à 5 g de sucre : c’est simplement le lactose, le sucre naturel du lait, pas un sucre caché venu jeter de l’ombre sur votre moral.

  • Pour les sodas, bonbons et biscuits, la mission paraît évidente.
  • Mais attention, le sucre se cache aussi là où on ne l’attend pas : si un produit censé être « neutre » affiche plus de 5 g de sucre pour 100 g, il y a de quoi s’interroger (« on se moque déjà un peu de nous », selon la nutritionniste) !
  • Lisez les étiquettes pour traquer la présence de sucre et éliminer ceux qui n’ont rien à faire là.

Au bout de ces trois semaines de break avec le sucre ajouté, c’est l’heure du bilan : qu’est-ce qui a été simple à éliminer, qu’est-ce qui a manqué ? Selon Sophie Janvier, il est alors judicieux de garder les bonnes habitudes sans retour, et de réintroduire avec modération ce qui fut le plus difficile à abandonner, en gardant à l’esprit la fameuse méthode des 20 %.

Édulcorants : pas la solution miracle !

Un dernier mot d’avertissement : fuyez les promesses magiques des édulcorants. Leur consommation est associée à un risque accru de cancer, selon l’Inserm et la nutritionniste recommande de rester vigilant en épluchant les étiquettes à la recherche de ces substituts. Pour une alimentation plus saine, la lecture attentive s’impose encore une fois.

En conclusion, pas besoin de se transformer en moine ascète pour apprivoiser le sucre : les petits pas, la curiosité et une bonne dose de bon sens permettent à chacun de changer son rapport au sucre – sans souffrir, ni se priver des vrais plaisirs !

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