“Je dors enfin toute la nuit” : les trois clés d’une nutritionniste à connaître

Date :

Après des années à compter les moutons ou à tenter la méditation guidée pour dompter Morphée, voilà qu’une clé inattendue (mais tellement logique !) s’offre à nous : le contenu de notre assiette du soir. Oui, vous avez bien lu ! Selon la nutritionniste britannique Gabriela Peacock partagée dans « Grazia », ce que nous mangeons et à quelle heure nous dînons influencent directement la qualité de nos nuits. Pas de baguette magique, mais trois règles d’or, simples et épatantes à adopter pour dormir d’un sommeil de bébé… ou presque.

L’heure du dîner : première règle à ne surtout pas négliger

  • Le timing, ce n’est pas que pour les rendez-vous galants ou la cuisson des pâtes ! Manger trop tard, c’est prendre le risque de chambouler la digestion, ce qui peut ruiner notre nuit. La digestion en pleine nuit, c’est un peu comme un concert de rock sous vos fenêtres le soir de l’examen de votre vie : bruyant, perturbant et franchement malvenu.
  • Gabriela Peacock recommande de ne pas dîner à un horaire trop proche du coucher. Ainsi, le corps a le temps d’assurer toutes ses affaires digestives avant de s’occuper de ce qui compte vraiment : nous offrir un vrai repos.
  • Autre point à surveiller : l’équilibre du repas. Un repas équilibré facilite le travail de l’organisme et, finalement, notre chemin vers le sommeil.

Misez sur le tryptophane : l’allié discret de vos nuits reposantes

  • Ce nom vous évoque vaguement un personnage de série médicale ? Erreur : le tryptophane est l’un des 22 acides aminés constituant les protéines. Et sa spécificité est rare : il favorise la production de sérotonine, l’hormone qui régule l’humeur… mais aussi la mélatonine, qui commande notre sommeil.
  • « Le tryptophane est fantastique et vraiment apaisant », souligne la nutritionniste. Inutile donc de s’en priver le soir ! On le retrouve dans :
  • la viande, la volaille,
  • le poisson,
  • les œufs,
  • les légumineuses,
  • les produits laitiers (oui, un morceau de fromage peut être votre meilleur ami !),
  • les graines oléagineuses,
  • le parmesan, le tofu, les noix, les graines de sésame et de courges.
  • La nutritionniste ajoute même qu’une petite collation riche en tryptophane, comme un morceau de fromage avant d’aller au lit, peut stimuler la sérotonine – neurotransmetteur clef pour se détendre et s’endormir plus facilement.

Limiter les glucides le soir : une stratégie gagnante

  • Là, on ne vous vend pas la révolution du siècle, mais autant remettre une dose de bon sens dans nos assiettes de fin de journée. Gabriela Peacock prévient : « Les glucides à faible teneur en fibres augmenteront la glycémie, ce qui rendra le sommeil difficile – il est donc préférable de les éviter ».
  • Traduction : on évite les pâtes, le riz, le pain au dîner. Ce sont de véritables fauteurs d’agitation nocturne si on ne les consomme pas aux bons moments.
  • Gardons aussi dans le viseur l’ennemi déclaré de la nuit paisible : l’alcool. Celui-ci a le talent particulier d’empêcher la survenue de la phase paradoxale du sommeil, la plus précieuse pour que notre cerveau se régénère à fond.

Le trio gagnant pour enfin dormir comme un loir

  • Dîner suffisamment tôt pour laisser le temps à la digestion de s’opérer avant d’aller se lover dans les draps.
  • Privilégier des aliments riches en tryptophane, roi de la détente et allié de la nuit profonde.
  • Limiter les glucides raffinés et l’alcool le soir pour éviter de faire la fête à l’intérieur du cerveau alors qu’on rêve juste de dormir.

En résumé ? Si vous avez tout essayé pour retrouver un sommeil digne de ce nom (de la tisane à la méditation, en passant par les chants de baleine), il est temps d’inviter le tryptophane à votre table du soir et de laisser votre digestion prendre son temps. Un changement d’habitude pour des nuits enfin réparatrices, ça vaut le coup d’essayer : les moutons n’ont qu’à bien se tenir !

Laisser un commentaire