Les médecins en alerte face à ce syndrome qui fait hurler de douleur

Date :

Hurler à la lune ou au visage du médecin ? Difficile de classer l’intensité de la douleur, tant chaque souffrance a sa propre partition. Et pourtant, grâce à l’Université McGill de Montréal, les médecins disposent désormais d’un classement glaçant – et ça va vous faire grimacer rien qu’à la lecture. Accrochez-vous, car voici le top 10 des douleurs les plus infernales jamais recensées.

Comment mesurer l’indescriptible ?

On nous l’a tous demandée un jour : « Sur une échelle de 1 à 10, à combien s’élève votre douleur ? » Cette fameuse échelle visuelle analogique (EVA) fait figure de boussole, mais elle n’aide pas toujours le médecin à retrouver le nord : un « 8 » pour Paul n’est pas forcément le même « 8 » pour Pauline. Bref, la panoplie de la douleur est aussi variée que les réactions individuelles. Pour tenter d’y voir plus clair, l’université McGill de Montréal a élaboré un questionnaire adressé aux patients, afin de classer objectivement les pires tortures infligées par notre corps. Immersion dans un palmarès où, pour une fois, personne n’a envie de décrocher la médaille d’or…

Le Top 10 des douleurs qui font grincer des dents

  • Le « tic douloureux » ou névralgie du trijumeau : Imaginez des décharges électriques brèves et violentes qui vous frappent le visage, entre la paupière et la lèvre supérieure, souvent de façon totalement imprévisible. Les contractions involontaires semblent jouer à cache-cache dans la partie la plus exposée de votre visage. Cette affection rare – une personne sur 5000, plus souvent des femmes de plus de 50 ans – porte bien son surnom : elle fait littéralement crier.
  • Migraine : Oui, elle mérite sa place sur le podium. Cette douleur frappe généralement la moitié du crâne et peut transformer son porteur en ermite tant la lumière et le bruit deviennent de véritables ennemis. Attendre que ça passe, voilà, des fois, le seul remède…
  • Colique néphrétique : Le rein qui lance un SOS, ce sont ces douleurs lombaires et abdominales d’un seul côté, d’une intensité telle qu’aucune position ne soulage. Tout cela à cause d’une pression accrue dans les voies urinaires, souvent liée à un obstacle. Messieurs, parait-il que ça se rapproche de l’accouchement côté douleur !
  • Fibromyalgie : Mystère médical, on ne sait pas vraiment d’où elle vient, mais ses douleurs musculaires et articulaires, persistantes, touchent tout le corps. Aucune inflammation détectable, seulement une hypersensibilité à la pression, de la fatigue, des troubles du sommeil… Bref, un cocktail embarrassant pour la qualité de vie.
  • Polyarthrite rhumatoïde : Cette maladie auto-immune s’attaque à la membrane des articulations, qui gonflent et produisent des enzymes inflammatoires. Confondue à tort avec l’arthrose, elle abîme tendons, cartilages et os, généralement pire en fin de nuit ou le matin.
  • La maladie de Crohn : L’inflammation chronique du tube digestif, qui peut, au pire, rappeler une crise d’appendicite. Les douleurs surviennent par crises, leurs causes pouvant être génétiques ou environnementales.
  • Amputation d’un doigt sans anesthésie : Le doigt, zone la plus nerveuse du corps, en cas d’amputation sans anesthésie, provoque des douleurs à réveiller les morts. Une greffe ? Cela laisse souvent raideurs et hypersensibilité, surtout au froid.
  • L’accouchement : Aucune surprise : donner la vie, c’est aussi côtoyer la douleur à son paroxysme ! Longs, douloureux, les accouchements affectent tout l’abdomen, reins, bassin ou même les jambes. Nombreuses femmes estiment cette douleur comparable à une crise aiguë de calcul rénal – messieurs, votre imagination ne suffira pas !
  • Piqûre de la fourmi « balle de fusil » : Non, pas celle du jardin ! La Paraponera Clavata peuple les forêts tropicales d’Amérique centrale et du Sud et délivre un venin neurotoxique. S’ensuivent des brûlures intenses qui irradient tout le membre touché, avec contractions musculaires incontrôlées pendant des heures. Certaines tribus utilisent même ce « rite » pour devenir adultes, courageux… ou fous ?
  • Le SDRC (syndrome douloureux régional complexe) : La palme revient à cette maladie rare qui suit souvent un traumatisme physique et provoque un dysfonctionnement nerveux. Le patient endure des brûlures cuisantes, hypersensibilité, œdèmes, mouvements limités, voire des tremblements. Le tout pendant des mois, sans traitement connu.

Quand la douleur n’est plus un simple chiffre…

Face à ces souffrances, la médecine se heurte à une énigme : chaque corps raconte une histoire différente. Le classement de l’université McGill n’a pas vocation à faire peur, mais à ouvrir les yeux sur la nécessité d’une meilleure prise en charge, d’une écoute renforcée et, qui sait, d’une future victoire sur la douleur extrême.

Être entendu, c’est déjà un soulagement

Rien ne vaut une main tendue ou une oreille attentive pour accompagner ceux qui traversent l’enfer de la douleur. Si vous reconnaissez l’une de ces pathologies, n’attendez pas d’être au sommet de la fameuse échelle EVA pour consulter. Un jour peut-être, la science réussira à apaiser toutes ces tempêtes. En attendant, restons attentifs, patients… et solidaires.

Laisser un commentaire