“Je n’imaginais pas ça” : les astuces qui aplatissent vraiment le ventre à la ménopause

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Je n’imaginais pas ça : les astuces qui aplatissent vraiment le ventre à la ménopause

Ménopause : quand le ventre prend ses aises

À l’approche de la ménopause – généralement située entre 45 et 55 ans – les transformations du corps s’invitent sans y être expressément conviées. On connaissait déjà les fameuses bouffées de chaleur, les changements d’humeur, la sécheresse vaginale ou encore l’arrêt des règles. Mais, effet secondaire beaucoup moins glamour : la graisse abdominale adore profiter de la crise ovarienne pour venir squatter sa place autour du nombril.

L’Assurance Maladie ne fait pas dans la dentelle : « La graisse au niveau du ventre a tendance à s’installer plus rapidement et facilement à l’arrivée de la ménopause. » Déconvenue en prime, elle s’accompagne souvent d’une baisse de la puissance musculaire. Bref, pour garder confiance en sa silhouette, il faut parfois redoubler d’inventivité – mais pas d’inquiétude, plusieurs spécialistes américains se sont penchés sur le sujet et ont listé six conseils pour limiter cette fameuse accumulation.

D’où vient cette passion subite du ventre pour la graisse ?

La redistribution des masses graisseuses et maigres à la ménopause, c’est une affaire sérieuse. Même sans une réelle prise de poids, la silhouette change : « La graisse disparaît de la partie haute du corps (le cou, l’arrière du bras, l’aisselle, le côté du thorax) pour se loger sur le ventre et l’abdomen (et beaucoup moins sur les cuisses et fesses) », précise l’Assurance Maladie. Pas moins. D’ailleurs, la prise de poids moyenne entre 42 et 50 ans est de 0,8 kg par an, et 1,5 kg pour 20 % des femmes.

Le coupable tout désigné du phénomène ? Une belle chute des estrogènes, qui fait grimper la masse grasse et baisser la masse musculaire. Ajoutez à cela de nouveaux réflexes alimentaires (coucou les petits biscuits) et une baisse de l’activité physique, et la boucle est bouclée… autour du ventre !

Heureusement, il n’est jamais trop tard pour réagir. Le Dr Naomi Parrella (Université Rush, Chicago) le rappelle bien : « Plus vous interviendrez tôt, plus il vous sera facile et rapide de vous sentir bien et de faire ce que vous pouvez pour prévenir de futurs problèmes de santé afin de pouvoir vivre librement la vie que vous souhaitez. » On acquiesce et on note les astuces.

Les 6 conseils qui font la différence

Voici les secrets des spécialistes américains pour bichonner son ventre à la ménopause :

  • Misez sur les protéines végétales. Selon le Dr Catherine Hansen (Pandia Health), « Les protéines sont les éléments constitutifs de toutes les cellules : os, cerveau, hormones, muscles cardiaques et squelettiques, peau… ». Intégrer davantage de légumineuses ou tofu dans vos assiettes, c’est chouchouter toutes vos cellules.
  • Apprivoisez votre stress. En période de tension, le corps produit du cortisol, une hormone qui favorise l’accumulation de graisse hormonale – et devinez où elle aime se loger ? Sur le ventre évidemment. La parade ? Dormir suffisamment (7 à 8 heures) et pratiquer des activités anti-stress comme la méditation pleine conscience.
  • Bougez en cardio. Pas besoin de courir le marathon. Le cardio, c’est toute activité physique qui accélère la fréquence cardiaque : la bonne vieille marche fait très bien l’affaire. On y gagne sur toute la ligne : tension artérielle harmonisée, cholestérol en baisse et ventre moins rebelle.
  • Optez pour l’équilibre dans l’assiette. La coach Anel Pla recommande de se concentrer sur les aliments complets : abondance de fruits, légumes, protéines maigres de haute qualité, grains entiers et bonnes graisses. On évite les aliments ultratransformés, l’alcool et les grignotages sucrés, des traîtres à la sangle abdominale.
  • Soyez proactive – le plus tôt possible. Selon les experts, les efforts précoces paient plus : on s’attaque à la question ventre dès les premiers signes de la ménopause.
  • Pensez au traitement hormonal de la ménopause (THM). En dernier recours, sur avis médical, un traitement permet de remplacer les hormones naturelles disparues (œstrogène et/ou progestérone). L’Institut National du Cancer précise cependant que ce choix n’est pas adapté à toutes et impose un rendez-vous préalable chez le médecin.

Conclusion : un ventre allégé, un moral regonflé !

La ménopause chamboule le corps, pas la peine de le nier. Mais il existe des solutions scientifiquement validées pour l’empêcher de s’enraciner au niveau du ventre. Sommeil, alimentation vigilante et bonne dose de mouvement : le trio gagnant pour freiner la sédentarité hormonale. En cas de doute ou d’envie d’essayer un traitement, rien ne remplace un échange avec le médecin.

Non, la ménopause n’aura pas le dernier mot sur votre silhouette – sauf si vous décidez de vous réconcilier avec votre petit ventre, mais ça, c’est une autre histoire !

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