Votre corps vieillit soudainement à ces deux âges : ce que révèle la science

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Le temps qui passe ne fait pas de cadeaux à notre corps… mais saviez-vous qu’il existe deux âges précis où tout semble s’accélérer ? Fini le déni devant la glace : la science vient de pointer deux périodes “critiques” où le vieillissement s’emballe soudainement. Pas de panique, gardez votre sens de l’humour (et une bonne crème hydratante à portée de main) : suivez-nous pour comprendre ce que la recherche dévoile sur ces années-chocs !

Deux âges charnières : le corps déraille-t-il vraiment vers 44 et 60 ans ?

À force d’entendre que “plus on vieillit, plus on s’expose aux maladies”, c’est devenu pour beaucoup une sorte de mantra fataliste. Pourtant, il semble que le vieillissement de notre organisme ne soit pas une courbe douce et progressive, mais qu’il sursaute… à deux moments-clés de notre vie ! Selon une récente étude de l’université de Stanford, publiée dans la revue Nature Aging et repérée par Le Figaro, notre corps encaisserait deux véritables pics de vieillissement, détectés autour de 44 ans puis autour de 60 ans. Voilà qui remet en cause plus d’un préjugé sur le passage du temps !

Pour arriver à cette découverte, des chercheurs américains et singapouriens ont mené la grande vie scientifique : ils ont prélevé du sang, des selles et des bactéries sur la peau, la bouche et le nez de 108 volontaires californiens, âgés de 25 à 75 ans. Un protocole tout-terrain, salué par Étienne Patin, chercheur à l’Institut Pasteur, qui souligne l’exhaustivité exceptionnelle de cette approche dans l’étude du vieillissement.

Les mystères des molécules : une évolution en montagnes russes

L’un des résultats les plus intrigants tient dans les chiffres : seule une petite fraction des molécules étudiées (6,6 %) témoignait de changements réguliers et linéaires tout au long de la vie. À l’inverse, une immense majorité (81 %) subissaient surtout des variations lors de moments particuliers. Et ces « secousses » moléculaires se produisent surtout… vers 44 et 60 ans ! Les cellules n’en font qu’à leur tête, et pas toujours discrètement.

Concrètement, autour de la quarantaine, les cellules musculaires et celles de la peau, ces fidèles soldates du quotidien, se mettent à prendre leur temps pour récupérer après l’effort ou se régénérer. Qui n’a jamais maudit ce genou récalcitrant ou apprécié l’apparition soudaine (et tant vantée par la pub) de rides ou de cheveux poivre et sel ? C’est aussi l’époque où l’on peut se sentir moins énergique, et où le métabolisme des lipides (et, qu’on se le dise, de l’alcool aussi…) commence à ralentir la cadence.

  • Baisse d’énergie et récupération plus lente
  • Diminution de la capacité à utiliser les lipides et l’alcool
  • Premières rides et cheveux grisonnants

Le professeur Éric Gilson, à la faculté de médecine de Nice, enfonce le clou  : c’est vers cet âge que certaines maladies liées aux difficultés d’utilisation des glucides par nos cellules se manifestent, comme le diabète de type 2.

Mais le second pic n’est pas en reste. Dès la soixantaine, on observe une hausse du nombre de cancers, favorisée notamment par le déclin du système immunitaire. Si l’origine de ces maladies reste complexe, la baisse de notre bouclier naturel n’y est pas pour rien.

Pourquoi notre corps suit-il ce rythme ?

L’explication se trouve peut-être dans nos gènes… mais pas seulement ! Avant le XIXe siècle, l’espérance de vie n’allait guère au-delà de 40 à 50 ans. Résultat : la sélection naturelle n’a guère poussé l’humain à assurer sa survie très longtemps après ce cap. Aujourd’hui, progrès médicaux, sociaux et technologiques obligent, nous sommes nombreux à dépasser allègrement cette limite… mais notre biologie, elle, n’a pas forcément eu le temps de s’adapter à la nouvelle donne.

Des facteurs supplémentaires entrent aussi en scène. Notre mode de vie moderne expose notre organisme à des stress environnementaux multiples. Pollution, alimentation, rythme de vie : autant de paramètres qui, eux aussi, influent sur la vitesse à laquelle nous vieillissons.

Un grand pas, mais des réponses encore à affiner

Gardons tout de même un brin d’esprit critique. Malgré la grande quantité de données recueillies, l’étude de Stanford s’est limitée à une centaine de participants, résidant tous dans la même région et issus d’un milieu à revenus moyens ou élevés, ce qui limite la représentativité globale des conclusions. Des biais importants sont donc présents. Les auteurs eux-mêmes l’admettent : il faudra des recherches sur des populations plus larges et plus diverses pour embrasser toute la complexité du vieillissement humain.

En attendant ces futurs éclairages, une chose est sûre : le vieillissement n’est pas qu’un lent déclin, il se joue partiellement à des moments bien précis. Alors, à 44 ou 60 ans, n’ayez aucune crainte panique : chaque étape de la vie apporte son lot de surprises, et connaître ces pics, c’est déjà se préparer à mieux vieillir… ou, au moins, à savourer le temps tel qu’il passe !

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